Théologie: qui publiera en ligne?

Cette question est lancée aux auteurs et éditeurs de monographies, de commentaires, d’actes de colloque en théologie universitaire: qui publiera vraiment en ligne?

Aujourd’hui, la publication théologique est la suivante:

  • Un livre ready to print est préparé par l’auteur / éditeur, à sa charge ou celle de l’institution qui l’emploie.
  • Une maison d’édition imprime l’objet et l’ajoute à son catalogue.
  • Parfois, la maison d’édition demande une subvention pour éditer le livre. Les auteurs abandonnent leurs droits pour faire baisser le prix de vente final.
  • Le plus souvent, le livre n’est pas réédité, car jamais épuisé. Les exemplaires stockés sont écoulés à vil prix quelques années plus tard.

Je n’ai rien contre l’édition papier, qui a les avantages suivants:

  • Un livre s’inscrit dans une collection, par sa thématique, son public, son format, etc. Il n’est pas un objet isolé.
  • Les sections de théologie des bibliothèques sont généralement abonnées aux collections principales.
  • Le livre flatte l’égo et gonfle la bibliographie de son auteur / éditeur.
  • Le livre est une archive pérenne et un instantané de l’état de la recherche.

Pourtant, dans le monde théologique, je suis de plus en plus sceptique par la seule édition papier:

  • Les maisons d’édition spécialisées ont d’excellents réseaux auprès des spécialistes. Mais ne sont pas toujours connues et / ou diffusées aux yeux d’autres publics.
  • Les faibles tirages empêchent souvent des rééditions. Donc les évolutions et, surtout, les corrections.
  • Les documents théologiques de qualité sont rares sur le web; ils laissent fatalement la place à d’autres…
  • Dans les recueils d’articles, voire les monographiques, ce sont souvent quelques dizaines de pages qui intéressent le lecteur. Au final, on se met à photocopier un article ou une section dans l’exemplaire de la bibliothèque…

Lorsque je parle de publication en ligne:

  • Je ne parle pas de copier hasardeuse d’un article dans un CMS quelconque.
  • Je ne parle pas de mise à disposition d’un pdf ou document doc Word ou odt OpenOffice.
  • Je ne parle pas de la simple publication d’extrait(s).
  • Je parle bien de la mise en ligne intégrale d’un ouvrage, correctement mis en page, avec des hyperliens, un index, un table des matières, etc.

Si le budget consacré à la préparation d’un document ready to print était utilisé à la mise en ligne sérieuse d’un livre, beaucoup seraient surpris de la qualité du résultat obtenu!

L’auteur / éditeur a tout à gagner dans cette démarche:

  • Permettre une diffusion gratuite (pour le lecteur) du savoir sans perte pour lui (il a déjà abandonné ses droits d’auteur).
  • Rendre possible les retouches (coquilles) du texte, voire son amélioration (ajouts d’articles, d’une note).
  • Envisager une publication en plusieurs temps (par exemple la réalisation ultérieure d’un nouvel index, l’ajout d’illustrations, etc.).
  • Trouver des nouveaux publics de lecteurs et favoriser la citation de ses articles.
  • Mettre son document en réseau, par exemple sur un site spécifique de publication théologique académique.

Le seul perdant dans l’histoire pourrait être la maison d’édition. À condition de montrer qu’une édition en ligne empêche la vente d’un livre, ce qui est loin de l’évidence…

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Facultés de théologie et écoles de pasteur

J’ai depuis longtemps la conviction que le meilleur moyen de repeupler (un peu) les facultés de théologie est de tout faire pour attirer celles et ceux qui ne se destinent pas au pastorat. Le personnes qui se destinent au pastorat y viendront; chercher à les convaincre est l’incarnation de l’expression prêcher aux convaincus.

À l’heure où il y a une vague polémique suite à la démission de Shafique Keshavjee, je cite ces quelques lignes:

Il faudrait d’abord briser le cercle vicieux de la pédagogie ecclésiastique; la Faculté de Théologie enseigne à devenir pasteur de paroisse; l’enseignement est conçu en fonction de ce but, et ce but est considéré comme urgent par-dessus tout: l’Église a besoin de pasteurs. [...] Ce qui inquiète dans cette machine, dont les finalités sont mal réglées, c’est d’abord l’affaissement de la fonction universitaire, dont l’importance n’est plus reconnue, qui n’est plus un but en soi. Les facultés de théologie abandonnent leur vocation universitaire, dont elles se cachent comme d’une maladie honteuse, et deviennent des écoles techniques, formant des ouvriers spécialisés sur paroisses. La présence du christianisme dans le jeu intellectuel qui se déroule dans notre culture n’est plus ressentie comme une nécessité; pour un peu, on se demanderait à quoi sert d’étudier ce qui n’est pas immédiatement utile. [...] Marqué par la mentalité industrielle et technicienne que l’on récuse par ailleurs, on se méfie des intellectuels qui palabrent et n’en viennent jamais aux choses « pratiques ».

Ce qui choque à la lecture de ces lignes de Pierre-André Stucki dans Tolérance et doctrine, c’est de penser qu’elles datent de… 1973!

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Flux RSS / atom de sites théologiques et religieux

Les liens ci-dessous, non triés, pointent directement vers des flux RSS ou atom actifs. Malheureusement, beaucoup de sites, parfois récents, ne proposent toujours pas de flux. J’espère que cette liste évitera au lecteur de consulter des centaines de sites sous-équipés… Elle sera actualisée de temps en temps, éventuellement en fonction de vos commentaires.

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Clavier bépo, quésako?

Je vous conseille vivement la lecture de la BD The  Dvorak Zine (en anglais). Sous forme ludique, on apprend comment la disposition des claviers des premières machines à écrire ont été conçus. Puis comment August Dvorak a essayé d’améliorer l’ergonomie du clavier prévu pour l’anglais.

bépo, c’est une initiative semblable à celle de Dvorak adaptée à la langue française. En tant que Suisse romand, je trouve cela plutôt intéressant, tant notre clavier qwertz est inadapté à une typographie correcte. Comme je n’ai pas de raison d’utiliser l’azerty français…

Il faudrait que je progresse en dactylographie à 10 doigts et c’est une bonne idée de changer purement et simplement de clavier. J’ai déjà trouvé un logiciel d’entraînement de qualité: TIPP10. Reste à savoir si je vais passer au clavier TypeMatrix.

Je vous tiendrai au courant de la démarche.

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L’humour de François-Xavier Amherdt

Dans la rubrique Opinions du Temps du 13 avril 2010, au sujet du pasteur athée Klaas Hendrikse, l’abbé et professeur de théologie François-Xavier Amherdt écrit:

Le paradoxe le plus évident consiste dans le fait que l’Eglise protestante des Pays-Bas maintienne en poste un ministre dont le discours va à l’encontre de la raison d’être de toute Eglise: donner envie de croire en Dieu.

Il y a, monsieur l’Abbé, un paradoxe plus évident encore: servir une Église qui tout entière donne envie de perdre toute foi, en commençant pas son infaillible capitaine.

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