HET-pro, la CER, les facultés, Facebook et moi

J’entends ça et là: «Nicolas Friedli a écrit… sur Facebook», «Friedli dit… à propos de HET-pro», etc. Par plusieurs canaux et plusieurs personnes, les retours me parviennent. Comme si ce que je disais sur la chose était important…

Je tiens donc à mettre les choses au point. Ce billet sera le seul sur le sujet. Je fais au plus court.

Sur HET-pro

Dès l’annonce du projet en 2012, j’ai dit ce que j’en pensais sur une ancienne version de ce blog. J’ai publié un billet qui qualifiait l’initiative d’OPA sur les facultés de théologie moribondes.

Sur le fond, je n’ai pas changé d’avis sur HET-pro:

  • je ne suis pas convaincu par l’idée d’une faculté évangélique et réformée (je pense qu’il y a des points de désaccord qui empêchent le «et»; je préférerais une faculté évangélique)
  • je ne suis pas convaincu qu’une «école professionnelle», une «école de pasteurs», soit une bonne réponse à des vraies questions qui se posent

Sur la communication

HET-pro communique bien: logo, site web propre et efficace, bon relais dans les milieux évangéliques, bonne couverture dans les médias généralistes, présence active sur les réseaux sociaux. Bravo!

Drôle de contraste avec les vielles Églises et les vieilles facultés… Ne serait-ce que pour mettre cela en avant, le projet a le mérite d’exister. C’est une des choses que j’ai écrite sur Facebook (et non une prise de position sur le fond).

La CER (Conférence des Églises romandes) n’a pas de site web, pas de page Facebook, pas de compte Twitter. Elle ne met pas ses communiqués en ligne. Pauvres journalistes qui suivent le sujet… [Mon engagement dans une Église de la CER m’interdit de dire tout ce qu’il faudrait dire ;) Mais les promoteurs de HET-pro doivent bien se marrer…]

Sur la théologie et le pastorat

Je trouve que le débat sur la formation est biaisé, avec le raisonnement suivant:

  1. Les facultés sont les lieux de formation des pasteurs.
  2. Les facultés ne sont pas (assez) confessantes.
  3. Les facultés ne sont pas de bonnes écoles professionnelles.
  4. Il faut HET-pro.

Sauf que… la formation pastorale ne se limite pas aux facultés. La formation de pasteur, c’est:

  1. Un master en théologie avec la théologie pratique.
  2. Un stage de 18 mois en Église.
  3. Des semaines de formation par l’OPF durant ces 18 mois.

Je n’en veux pas aux personnes qui font une comparaison biaisée. Ni les Églises, ni la CER, ni les facultés ne donnent les moyens de bien comprendre ce qui se passe!

Sur le web

Je constate que depuis la fermeture de www.etudierlatheologie.ch, rien de sérieux n’a été publié en Suisse romande pour la promotion des études en théologie «classiques». Le wiki était très imparfait, mais il avait au moins l’avantage de présenter:

  • un panel des facultés protestantes francophones (réformées et évangéliques…)
  • une revue de presse sérieuse sur les études en théologie
  • des éléments d’information précis sur la distinction entre études académiques et formation pastorale

J’ai abandonné ce site et ne le regrette pas. Je considère que je ne suis plus impliqué dans ce sujet. Ce ne sont pas quelques statuts Facebook qui sont importants. Point final.

Je n’ai aucun problème de loyauté à dire que je me réjouis de l’arrivée d’une HET-pro évangélique. À plus forte raison si elle propose un enseignement de qualité qui concurrence les facultés traditionnelles, les stimule, et oblige la CER à réfléchir à certaines de ses conditions d’accès au pastorat!

Activer OpenSearch pour votre site WordPress (ou autre)

OpenSearch est une vieille histoire que vous utilisez certainement quotidiennement dans vous en rendre compte. Et qui est malheureusement sous exploitée à mon goût.

Anatomie de Firefox

Si vous utilisez Firefox, vous avez en principe deux espaces particuliers:

  • un endroit pour entrer l’URL (c’est là que se trouve «l’adresse du site»)
  • un endroit pour effectuer des recherches

En images, cela donne:

url-recherche

La difficulté pédagogique, c’est que si ce que vous entrez dans la barre d’adresse n’est pas sous forme d’URL valide, une recherche est automatiquement lancée. Donc, en quelque sorte, la barre d’adresse devient barre de recherche avec le moteur de recherche par défaut…

Dans la barre de recherche, vous avez tout de même plus de possibilités. Dont celle de disposer de plusieurs moteurs de recherche.

OpenSearch en pratique

Si vous activez OpenSearch, vous permettez à votre site d’entrer dans la liste des moteurs de recherche de Firefox. Autrement dit, il devient possible d’effectuer une recherche sur votre site sans même s’y trouver préalablement.

Lors que vous vous trouvez sur un site qui dispose d’OpenSearch, mais qui n’est pas encore listé dans vos moteurs de recherche, vous voyez ceci (un petit + sur la loupe):

signal-opensearch

En cliquant sur la loupe, vous pouvez ajouter le moteur de recherche à votre liste:

ajouter-opensearch

Une fois la chose effectuée, vous pouvez en tout temps effectuer une recherche sur mon site, même quand vous êtes ailleurs:

recherche-externe

Évidemment, cela a très peu d’intérêt chez moi. Mais dans une base de connaissance fréquemment utilisée…

OpenSearch (code)

Pour ajouter OpenSearch à WordPress (et la majorité des CMS), vous pouvez évidemment utiliser une extension, un plugin ou autre truc du genre. Vous pouvez aussi ajouter un fichier statique et c’est réglé sans vous bouffer de ressources…

Le fichier pour mon site, c’est ici: opensearch.xml. Les seules lignes obligatoires sont:

  • le titre de votre site (ShortName)
  • sa description (Description)
  • la page qui doit être appelée pour la recherche (Url avec les attributs template et type)

Donc:

<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?>
<OpenSearchDescription xmlns="http://a9.com/-/spec/opensearch/1.1/"> 
<ShortName>frdl.ch</ShortName> 
<Description>Recherche sur le blog frdl.ch de Nicolas Friedli</Description>
<Url type="text/html" method="get" template="http://frdl.ch/?s={searchTerms}"/>
</OpenSearchDescription>

Rédiger ce fichier doit donc prendre quelque chose comme 1 minute. Et pour que ce fichier soit détecté, on ajoute une ligne dans l’entête du site (head):

<link title="frdl.ch" type="application/opensearchdescription+xml" rel="search" href="http://frdl.ch/opensearch.xml">

Et voilà.

NB: au sens strict, une balise link peut être utilisée ailleurs que dans le head donc, par exemple, dans un widget si vous n’avez pas la possibilité de modifier les fichiers.

Et dans Chrome / Chromium?

Comme Chrome / Chromium ne sépare pas les champs d’URL et de recherche, c’est un peu différent. Une fois que votre site a été repéré par le navigateur comme disposant d’OpenSearch, il vous propose de faire une recherche ciblée:

chromium-tab

Vous utilisez votre tabulateur et la recherche est celle de votre site:

chromium-recherche

Recherche interne vs recherche Google

Attention, une recherche par OpenSearch utilise le moteur de recherche du site (avec ses forces et ses faiblesse). Elle est donc très différente d’une recherche Google sur un seul site (p.ex. site:frdl.ch qwertz). Je trouve que la présentation proposée par Chrome / Chromium peut créer la confusion.

Il n’est pas impossible de déléguer la recherche sur son site à Google. Et, par extrapolation, l’OpenSearch à Google. À vous de savoir si Google est plus ou moins performant que la recherche interne de votre site, en fonction de l’utilisation précise que vous souhaitez proposer. En gros, c’est ceci dans Url:

https://www.google.ch/search?q=site:frdl.ch+{searchTerms}

Vu la facilité de mise en œuvre de la chose, je me demande pourquoi certains sites importants n’activent pas OpenSearch…

Mon grand-père, ce casse-cou

Alors que j’effectuais quelques tests pour améliorer ma page sur les recherches Google, je me suis dit que je pourrais essayer de rechercher le nom de mon grand-père plutôt que le mien.

C’est alors que j’ai découvert, parmi d’autres choses, deux extraits de journaux d’époque.

Dans L’Impartial du 1er juillet 1965:

Malleray – Mauvaise rencontre
M. Louis Friedli, fondé de pouvoir aux usines Schäublin, a été renversé par le tracteur de manœuvres au passage à niveau près de la gare. Il souffre d’une mauvaise fracture à un bras, d’une commotion et de contusions diverses.

Et dans L’Impartial du 26 septembre 1966:

Sorvilier – Un automobiliste fatigué
M. Louis Friedli, fondé de pouvoir à Malleray, traversait Sorvilier lorsqu’il s’assoupit à son volant. Sa voiture, après avoir heurté une barrière, alla se jeter contre un mur. Le conducteur fut transporté à l’hôpital de Moutier souffrant de blessures à la cage thoracique et au visage.

Assez amusant de découvrir la manière dont on citait les victimes d’accident à l’époque, avec le nom complet et le métier.

Et preuve que ce que je propose pour recherche des informations dans Google est terriblement efficace…

Recherches Google avancées

Le moteur de recherche Google est très souvent utilisé par les internautes, parfois sans même s’en rendre compte. C’est un outil aussi efficace que méconnu. Une recherche simple donne normalement de bons résultats – Google s’y emploie pour nous rendre dépendants. Mais on peut aller beaucoup plus loin avec certaines astuces très simples.

Pour un catalogue exhaustif des recherches Google, rien ne vaut la documentation officielle ou cette documentation bien trapue. Je choisis ici de me limiter aux exemples concrets les plus utiles.

Il existe un formulaire de recherche avancée, mais je le trouve peu commode à utiliser. Et, finalement, beaucoup moins clair que la ligne de commande.

Si le sujet vous intéresse, n’hésitez pas à me contacter pour une proposition de formation.

Opérateurs logiques

AND (et)

La recherche la plus simple, c’est:
Nicolas Friedli

Ce qui signifie que Google propose des pages qui contiennent les mots Nicolas et Friedli. Je peux aussi préciser cela, en cherchant:
Nicolas+Friedli

L’opérateur est implicite. Si je ne dis rien, je recherche tous les termes demandés. Je peux aussi chercher, c’est synonyme:
Nicolas AND Friedli

OR (ou)

En changeant d’opérateur logique (qui n’est plus implicite), je peux rechercher:
Nicolas OR Friedli

Ou, dans une forme plus concise:
Nicolas|Friedli

Ces deux motifs de recherche me permettent de retrouver des pages qui contiennent ou un terme, ou l’autre terme, ou les deux. Le OR n’est pas exclusif.

- (négation)

Troisième opérateur, la négation. Je peux donc rechercher toutes les pages qui contiennent Friedli, mais pas Nicolas:
Friedli -Nicolas

C’est particulièrement utile quand une recherche est contaminée. Par exemple, DITA est un outil de documentation. Mais une recherche sur DITA proposera évidemment plein de résultats qui parlent de Dita von Teese. Je vais donc choisir:
DITA -Teese

C’est moins sexy, mais beaucoup plus efficace.

Guillemets et recherche exacte

L’utilisation de guillemets droits permet de signaler à Google que je veux trouver le motif exact. Dit autrement, les algorithmes de correction sont désactivés. Très utile si le motif de recherche est très proche d’un autre beaucoup plus connu ou si l’on souhaite retrouver une information erronée (faute d’orthographe).

Avec le motif suivant, Google corrige automatiquement (et partiellement) la recherche:
nicola friedli

Alors que
"nicola friedli"

ne permet plus, c’est logique, de me retrouver.

Attention, comme on cherche un motif exact, l’ordre des mots a évidemment son importante!

Dans la veille que j’effectue pour le projet Parpaillot, j’utilise régulièrement la recherche suivante dans Google News:
"(église|paroisse) (protestante|réformée)"

Ce qui me permet de trouver 4 expressions exactes en évitant des sujets vagues qui utilisent deux des mots dans l’article!

site: (noms de domaine)

Il est possible de limiter la recherche à un seul site web. Je me souviens avoir écrit quelque chose pour ProtestInfo, donc:
Nicolas Friedli site:protestinfo.ch

Je peux aussi exclure un nom de domaine avec l’opérateur vu précédemment. Voici une recherche intéressante:
ProtestInfo -site:protestinfo.ch

Ce qui signifie que je recherche le terme ProtestInfo partout sauf sur le site protestinfo.ch.

Il n’est pas impératif d’utiliser un domaine complet. Je peux donc chercher les occurrences de mon nom sur les sites suisses (ou plutôt les sites utilisant l’extension suisse .ch):
Nicolas Friedli site:.ch

Ou je peux travailler avec des sous-domaines. Très utile par exemple pour un blog hébergé chez wordpress.com:
site:arianebeldi.wordpress.com

À vous de décrypter ce que fait cette requête… Réponse: elle liste toutes les pages de l’excellent blog Bloggo ergo cogito et sum….. Comme ce blog est hébergé en sous-domaine (arianebeldi) de wordpress.com, limitons-nous au sous-domaine en question. Désormais, le blog en question dispose de son propre nom de domaine: www.ariane-beldi.ch.

filetype: (types de fichiers)

Une requête particulièrement utile: celle qui limite la recherche à certains types de fichiers. Par exemple:
Nicolas Friedli filetype:pdf

Encore un peu mieux, la recherche de mon nom dans les fichiers pdf hébergés sur des sites suisses:
Nicolas Friedli filetype:pdf site:.ch

Très utile pour retrouver quand on est mentionné dans des procès-verbaux et autres listes…

Exemples concrets

Soumettez-moi des exemples concrets de recherches qui vous sont utiles ou que vous n’arrivez pas à formuler correctement. J’essaierai de vous répondre ici!

Réduire le nombre résultats pour un site web avec inurl

Si j’effectue une recherche limitée à l’excellent site www.ethikos.ch, j’obtiens des milliers de résultats. La requête, vous le savez maintenant, est:
site:ethikos.ch

En observant les résultats, on voir rapidement que certaines URL sont particulières, par exemple celles qui comprennent category. Je pourrais donc essayer:
site:ethikos.ch -site:ethikos.ch/category

Cela fonctionnne, quelques centaines de pages en moins, mais c’est insuffisant. Essayons donc:
site:ethikos.ch -site:ethikos.ch/category -site:ethikos.ch/tag -site:ethikos.ch/page

Et là, je n’ai plus que les contenus, sans les taxonomies et les paginations. Comme WordPress a la mauvaise idée de dupliquer des contenus, il faut bien trouver des solutions.

On peut faire cela beaucoup plus élégamment, avec inurl, dont le nom semble explicite:
site:ethikos.ch -inurl:(category|tag|page)

Cet exemple utilise la notion de site:, la notion inurl:, la négation et le ou. Joli, non?

Détecter les hotlinks

Afin de savoir si des sites affichent des images hébergées sur votre serveur et volent votre bande passante, il suffit d’effectuer cette recherche dans Google Images:
inurl:frdl.ch -site:frdl.ch

Autrement dit: je recherche toutes les images (je suis sur Google Images) comportant mon nom de domaine dans l’URL mais qui ne se trouvent pas dans mon domaine.

Remarque: cette méthode permet aussi de détecter des liens, qui ne sont dont pas des images affichées sur le site en question. Soyez attentifs avant d’insulter le prétendu voleur.

Bien utiliser les listes Twitter

Alors que le concept de hashtag est partout, des discussion aux publicités en passant par les émissions télévisées, celui des listes reste plus difficile à appréhender. La diversité des utilisations n’en simplifie pas la compréhension.

Je signale en passant que l’on parle copieusement des listes dans les formations Twitter que je dispense.

Remarques sur ce document

Comme Twitter est remis à jour fréquemment, je ne parlerai pas ici des limites relatives aux listes, qui varient régulièrement et qui, au final, auront peu d’importance dans une grande majorité des cas. En ce qui concerne l’utilisation pratique, les guides officiels de Twitter sont bien faits et actuels: Utilisation des listes Twitter ou Créez et utilisez des listes Twitter.

Un conseil: prenez l’habitude de consulter les documentations officielles remises à jour en permanence, plutôt que des tutoriels, souvent datés, égarés sur le web. En ce qui concerne Twitter: support.twitter.com.

Remarque technique

Dans l’absolu, une liste Twitter est quelque chose de très simple. Une liste est un ensemble de comptes Twitter, appartenant à un twitto, portant un titre, privée ou publique. C’est tout!

Comme souvent avec Twitter, c’est la simplicité qui crée la difficulté. Il n’y a pas d’usage précis imposé par un concept si simple. Voici ce que je vous propose comme utilisations des listes Twitter.

Organiser sa veille

Structurer sa timeline

Une liste permet de diviser les twittos que l’on suit (= sa timeline) en plusieurs groupes distincts. D’une certaine manière, la timeline est une liste, qui même vide, existe toujours. Important: une liste permet de lister deux choses: les membres de la liste et les tweets des membres de la liste!

Lorsque le nombre de twittos suivis est trop élevé, il est possible de créer des listes pour structurer l’ensemble en petits groupes. Ce qui pose deux questions auxquelles je propose des réponses:

  • Est-ce que tout twitto suivi appartiendra forcément à une liste?
    Non, il ne sert à rien de se forcer à classer tous toute sa timeline dans des listes.
  • Est-ce qu’un twitto peut appartenir à plusieurs listes?
    Oui, mais si un twitto appartient à trop de listes, cela n’a plus vraiment d’intérêt. Et si deux listes se recoupent trop précisément, c’est peut-être qu’il ne sert à rien d’en garder deux.

Suivre sans suivre

Mais l’usage des listes permet de faire beaucoup mieux. Suivre sans suivre, cela signifie ajouter un twitto à une liste sans le suivre. En d’autre termes, le twitto n’apparaîtra pas dans la timeline, mais sera bien visible dans les tweets de la liste.

Il est parfaitement possible de suivre plusieurs milliers de twittos (via les listes) en en suivant aucun (via sa timeline). De même qu’il est parfaitement possible de suivre peu de twittos (via quelques listes) alors que sa timeline déborde!

Profiter du travail des autres

À partir du moment où les listes sont publiques, il est possible d’utiliser de manière intéressante le travail des autres.

Trouver des twittos

En regardant qui est membre d’une liste qui m’intéresse, je peux trouver des twittos qui semblent correspondre à ce que que je recherche. Je pourrai alors les ajouter soit à une de mes listes, soit à ma timeline.

S’abonner à une liste

Si je constate que presque tous les twittos d’une liste donnée m’intéressent, je peux faire beaucoup plus simple que les ajouter un à un: je peux m’abonner à la liste. L’abonnement a deux conséquences:

  • je ne suis pas maître de la gestion de la liste (je ne peux rien y changer)
  • mais je n’ai pas non plus à m’occuper de la liste (le twitto propriétaire le fait pour moi).

Note: Si une liste est bien maintenue et qu’il vous semble qu’un twitto doit y être ajouté ou en être retiré, contactez le twitto propriétaire et faites-lui cette suggestion.

Maintenir une liste

Suivre les listes des autres, c’est bien sympathique, mais c’est aussi bien de gérer les siennes. Je vois deux fonctions principales à la gestion de listes.

Mutualiser les efforts

Certains types de listes peuvent être facilement créés et gérés par un compte pour toute la communauté. C’est par exemple le cas quand les twittos qui peuvent en faire partie sont facilement listés. Exemples concrets:

  • les Conseillers nationaux qui twittent
  • les journalistes d’un média précis
  • la participants à un congrès
  • les sections locales d’un parti national

Dans ces cas là, je vous conseille la démarche suivante:

  • demander si la liste existe déjà
  • si oui, vérifiez-là et conseillez des ajouts/suppressions
  • si non, annoncez que vous la créez et demandez des la compléter
  • ensuite, maintenez la liste à jour régulièrement

C’est en maintenant votre liste à jour qu’elle prend et garde de la valeur. Rappelez son existence de temps en temps sur Twitter (et ailleurs, par exemple sur votre site web).

Valider une expertise

La taille des listes n’est pas toujours un nombre fini et les appartenances parfois difficiles à arbitrer. Pourtant, plus vos listes seront précises, mieux vous pourrez montrer votre expertise dans un milieu précis.

Il n’est pas forcément utile d’avoir des listes exhaustives: parfois c’est impossible, parfois c’est inefficace. Une bonne sélection est souvent préférable. Je préfère m’abonner en bloc au meilleur de X ou Y que d’être inondé par une timeline trop volumineuse.

Si vous maintenez correctement à jour des listes dans un ou des domaines précis, vous deviendrez rapidement un twitto de référence. On s’adressera à vous comme expert.

Officialiser ou conseiller des twittos

En maintenant un liste à jour, vous donnez une certaine caution à ses membres (sauf si vous donnez explicitement un nom qui dit le contraire à votre liste: «emmerdeurs», «à éviter», etc.).

Un média peut décider, par exemple, de maintenir à jour la liste de tous ses journalistes. Il peut officialiser leur statut. Mais il faut veiller alors à n’en oublier aucun et à supprimer les comptes qui ne doivent plus y être.

Trouver une liste

Cela fonctionne un peu comme pour trouver des twittos. Il y a plusieurs possibilités à utiliser selon ses préférences et son domaine de prédilection. On naviguera notamment parmi:

  • les listes auxquelles on a été ajouté
  • les listes maintenues par des twittos que l’on trouve intéressants
  • les listes auxquelles ces twittos intéressants ont été ajoutés

Bonne nouvelle, il est désormais possible de rechercher des listes. Dans le moteur de recherche de Twitter, il faut choisir l’option Fils.

Si vous ne trouvez rien, et avant de vous lancer dans une nouvelle liste, posez très clairement la question en postant un tweet. Vous serez probablement surpris de voir ce qui existe déjà.

Se comprendre…

Je trouve que c’est un apport secondaire, mais important, des listes. Consultez les listes auxquelles vous avez été ajouté. Vous pourrez ainsi décrypter comment on vous comprend (quel est le titre de la liste?), avec qui vous êtes associé (qui sont les autres membres de la liste?), quelle image vous donnez de vous (avez-vous des surprises dans la manière donc on vous liste?).

Regardez qui s’abonne aux listes que vous maintenez. Cela vous donne un indice quand à votre intérêt – au sens noble – pour d’autres: qui considère votre liste comme utile?

Proposer des widgets

Dernière utilité des listes: proposer une sélection de comptes qui apparaîtront dans un widget. Très utile pour afficher aussi, par exemple sur votre site personnel, d’autres comptes que le vôtre.

Dans le cas de www.reformes.ch, par exemple, une liste de sélection spéciale a été créée, proposant une vingtaine de comptes à l’affichage sur le site.


 

Merci à @magaliphilip et @EtienneGuilloud pour leurs remarques et conseils.

6 astuces pour les blogueurs académiques surchargés

Je vous propose une traduction — à la va-vite — de l’article 6 blog tips for busy academics de l’excellent Matt Might. Matt Might est professeur assistant l’Université d’Utah. Des conseils qui dépassent largement le contexte universitaire et qu’il vaut la peine d’exporter. Les passages entre crochets sont de moi et j’ai omis les listes de liens en exemple qui renvoient à des articles non traduits. Dès maintenant, c’est Matt Might qui parle.

«Je n’ai pas le temps» est la pire excuse pour ne pas bloguer.

Pourtant, je l’entends souvent de mes pairs, chercheurs universitaires.

Mon conseiller [un professeur plus expérimenté] à l’université m’a récemment demandé: «Comment arrives-tu à écrire autant d’articles et préparer des recherches de fonds, à donner des cours, à conseiller des étudiants, à t’occuper de ta famille et à encore avoir le temps d’écrire pour ton blog? D’où vient le temps dont tu disposes?»

Ce qui se cache derrière sa question, c’est l’idée que bloguer prends du temps.

Si cela était vrai, je ne pourrais le recommander aux docteurs, étudiants et professeurs assistants.

Le secret pour bloguer à bas coût, c’est de faire en sorte que bloguer soit un produit dérivé logique de tout ce qu’un universitaire fait déjà.

  • Vous avez lu un texte intéressant? Publiez vos notes de lecture dans votre blog.
  • Vous avez écrit une réponse détaillée par mail? «Répondez publiquement» en écrivant un billet de blog.
  • Vous répondez à la même question une seconde fois? Publiez-là dans votre blog.
  • Vous écrivez un code informatique intéressant? Postez le passage en question dans un billet.
  • Vous découvrez quelque chose de passionnant à la maison? Parlez de ce que vous avez découvert dans votre blog.

Je garde la discussion sur l’intérêt d’un blog académique pour un autre billet. Pour l’instant, je me limite à dire qu’il n’y a pas besoin de beaucoup d’avantages pour compenser le coût d’un blog.

Lisez la suite pour découvrir mes stratégies pour publier efficacement.

Astuce 1: Lire et publier

Une des complaintes préférées des professeurs-assistants est que l’enseignement est un gaspillage de leur temps.

L’enseignement, même excellent, ne donne pas de crédits pour des mandats [= devenir titulaire] dans les universités.

(Bien entendu, un enseignement merdique risque de vous faire échouer à devenir professeur titulaire.)

Enseigner, c’est la chance de convertir ses notes de lecture en billets de blog et de faire de la promotion à l’extérieur. Convertir ses notes en billets, en général, permet d’affiner sa lecture.

Il est difficile d’enseigner devant une classe sans notes. Pourquoi ne pas utiliser ces notes comme billets de blog ?

[Suit une liste d’exemple sur le blog de l’auteur.]

Astuce 2: Répondre en public pour en faire un billet de blog

Beaucoup d’universitaires n’ont «pas de temps de bloguer» mais semblent avoir beaucoup de temps pour répondre par des mails détaillés et bien structurés et pour polémiquer par mail.

Avant d’appuyer sur le bouton d’envoi, demandez-vous si vous souhaitez «Répondre», «Répondre à tous» ou «Répondre publiquement»?

Si vous avez sué pour une bonne réponse, ne la gaspillez pas en l’envoyant seulement à quelques privilégiés. Partagez-la!

Bien entendu, «Répondre publiquement» n’est pas limité au mail. Certains de mes derniers billets sont nés de discussions sur Quora. Et si j’utilisais encore Usenet, il en serait probablement de même.

[Suit une liste d’exemple sur le blog de l’auteur.]

Astuce 3: Les conseils deviennent des billets de blog

J’entends certaines questions avec un régularité alarmante. Pour en citer quelques unes :

  • Quel titre décerne votre université?
  • Combien de temps faut-il compter pour un doctorat?
  • Quelles sont les conditions d’admission?
  • Comment faut-il structurer sa demande d’admission au doctorat?

N’importe quelle question posée plus d’une fois est un sujet potentiel pour un billet de blog.

[Suit une liste d’exemple sur le blog de l’auteur.]

Astuce 4: Relâcher la pression

Mon collègue Suresh Venkatasubramanian déclare que relâcher la pression est son prétexte préféré pour publier.

Les blogs sont en endroit pour le faire en toute sécurité, à condition de faire preuve de la diplomatie nécessaire.

[Suit une liste d’exemple sur le blog de l’auteur.]

Astuce 5: Le blog comme dépôt de contenu

Je suis connu pour être un brillant créateur de projets de programmation, mais aussi pour avoir de peine à les terminer.

Cela a changé à partir du moment où j’ai publié du code sur mon blog.

Poster du code sur mon blog m’impose trois choses:

  • L’écrire au mieux et le présenter proprement.
  • Le commenter suffisamment [pour rendre sa lecture plus facile, expliquer ce que le code doit faire et donner ses choix techniques].
  • Rechercher la proposition la plus concise.

J’ai arrêté de réécrire du code, parce que je réutilise le code publié sur mon propre blog.

Simultanément, j’ai exhumé des projets vieux de quelques mois et j’ai continué à y travailler.

Désormais, lorsque j’écris du code, je cherche à en dégager les parties intéressantes pour publication dans un billet de blog.

[Suit une liste d’exemple sur le blog de l’auteur.]

Astuce 6: Le blog comme mémoire à long terme

Il y a plein de choses que je suis censé savoir, mais que j’ai oubliées.

Lorsque je me retrouve à réapprendre quelque chose, pour la seconde fois, j’écris un billet de blog sur le sujet. Ainsi, je n’ai pas à la réapprendre une fois encore.

J’écris souvent cela sous forme d’HOWTO [Littéralement: un «commentfaire». Un article dont le titre commence par «Comment faire…», devenu un terme générique en anglais.]

[Suit une liste d’exemple sur le blog de l’auteur.]

Encore quelques astuces

En vrac, quelques trucs pour les universitaires blogueurs:

  • Ne bloguez pas avant une échéance importante.
  • Ne bloguez pas trop.
  • Ne vous sentez pas obligé de bloguer régulièrement. Twitter et les flux RSS pourront alerter vos lecteurs.
  • Ne passez pas trop de temps sur vos billets. Ils n’ont pas à être aussi travaillés qu’un document destiné à un comité de lecture. Parfois, je ne me relis même pas.
  • Préparez des nouveaux billets quand vous avez le temps. Et publiez-les quand vous êtes surchargé.
  • Ne publiez pas vos billets sur les réseaux sociaux. S’ils sont suffisamment bons, d’autres s’en chargeront pour vous.
  • Ne vous imposez pas d’ouvrir les commentaires. Je reçois beaucoup de retours constructifs et des interactions captivantes de mes lecteurs par twitter ou par mail.

[Suit une liste de blogs académiques que l’auteur apprécie.]